Test Klipsch The One II : une excellente enceinte Bluetooth au son puissant et profond

À l’instar d’autres noms bien connus dans le domaine, Klipsch est souvent évoqué comme étant l’une des références de l’audio, notamment grâce à des équipements premium offrant un son haute-fidélité.

Aujourd’hui je vais m’intéresser à la petite enceinte Bluetooth Klipsch The One II, un modèle sédentaire contrairement à la première itération. Avec son design rétro sobre et bien travaillé, cette enceinte se donne pour mission de sonoriser votre pièce et remplacer ainsi votre chaîne hi-fi vieillissante. L’enceinte Klipsch The One II parvient-elle à relever le défi, sur un secteur avec des produits souvent (pas toujours heureusement) peu regardant sur la qualité sonore ?

Design « années 50 » et minimalisme

Au sein de son catalogue d’enceintes, Klipsch propose des produits modernes et high-tech qui se démarquent surtout par leur esthétique. La première chose qui frappe, qui est sans doute également un critère fort pour que le consommateur acte son achat, c’est ce design vintage réussi qui s’inspire des tout premiers produits de l’entreprise alors qu’elle entrait en scène dans le monde de l’audio en 1950. “Héritage”, le nom de cette série d’enceintes, est on ne peut plus équivoque.

Certes, ce design n’est pas pour plaire à tout le monde. Sur ce point les enceintes Klipsch sont clivantes ! Avec sa caisse en bois de noyer, son tissu strié et ses deux plaques métalliques qui regroupent le peu de commandes de l’enceinte, la Klipsch The One II est à la fois rétro et minimaliste. Si certains s’accommoderont bien plus d’une enceinte au design moderne, voire futuriste, force est de constater que la série Heritage de Klipsch s’accorde et se fond parfaitement dans des décors bien différents.

L’enceinte repose sur 4 larges pieds, assurant une stabilité parfaite

Comme les autres enceintes Bluetooth et Wi-Fi du catalogue de Klipsch, cette The One II va à l’essentiel avec une conception et des finitions qui en font un objet très simple et un minimalisme assumé puisqu’on n’y trouve que trois commandes, une entrée auxiliaire (mini-jack 3.5 mm), puis la prise d’alimentation.

Ce n’est en effet pas tous les jours que l’on voit une enceinte commercialisée à 299 € nous proposer rien d’autre qu’un commutateur on/off, ainsi que deux potentiomètres : l’un pour changer de source (de Bluetooth à Aux. et vice versa) et l’autre pour régler le volume. C’est tout !

Un total de 3 commandes, pas plus !

Pour résumer, vous n’avez rien d’autre à faire que de connecter votre appareil via Bluetooth à cette enceinte, puis de démarrer la lecture ! L’entrée auxiliaire est quant à elle en mesure d’accueillir toute sorte d’équipement, de la platine vinyle en passant par le smartphone ou le baladeur et ainsi de suite. À vous de voir si cette simplicité est un atout ou non. Pour ma part, je trouve que ce minimalisme est d’une efficacité redoutable, d’une sobriété qui cache de très bonnes surprises lorsque l’on presse le bouton play !

L’arrière de l’enceinte, une entrée pour source auxiliaire, une prise d’alimentation, vous n’y trouverez rien d’autre.

Klipsch The One II : un son typé, puissant et profond

Mes sessions d’écoute se déroulant maintenant depuis deux bonnes semaines, je peux dire que la Klipsch The One II offre un rendu sonore très satisfaisant, pour ne pas dire impressionnant vu sa compacité. À vrai dire, le premier constat est similaire à celui que j’ai déjà dressé concernant son design : cela ne va pas forcément plaire à tout le monde. Pourquoi ? Car cette enceinte montre une signature sonore typée, dotée d’une grande profondeur de basse qui accentue quelque peu les graves et les bas-mediums. Malgré tout, cette The One II n’en fait pas trop, les basses sont gérées avec subtilité et équilibre et ce petit surdosage ne se fait pas au détriment des médiums et aigus, qui sont bien respectés dans l’ensemble et sont relativement neutres.

Les finitions de cette enceinte sont tout simplement excellentes. Le produit respire la qualité et n’a rien à envier à la grande majorité des enceintes et leur conception 100 % plastique. Cela se ressent toutefois sur le poids : 3.86 kg sur la balance.

Les basses sont donc chaleureuses et bien rondes, on le ressent amplement en lançant des playlists Dub, Electro et Hip-Hop par exemple, avec lesquels l’on se réjouit de cette signature sonore. En explorant d’autres albums dans des styles hétéroclites, de la musique classique au jazz en passant par le rock et le métal extrême, on se rend compte que cette enceinte est très polyvalente et que sa signature n’est absolument pas contraignante.

À vrai dire, elle propose un son très dynamique, qui parvient aisément à occuper et procurer une sensation d’espace, ce qui est surprenant vu sa taille modeste. Ces qualités donnent une impression très satisfaisante à l’écoute, les sessions sont agréables et j’apprécie la précision avec laquelle les sonorités sont reproduites. La scène sonore n’est évidemment pas des plus larges, le woofer de 114 mm et ses deux haut-parleurs large bande de 57 mm réunit au sein de ce petit caisson limite forcément la stéréophonie.

Malgré tout, ces performances sur ce point sont loin d’être sans saveur, il suffit d’écouter Song Of The Stars de Dead Can Dance pour s’apercevoir que la The One II fait mieux que bien des enceintes de sa catégorie. Mes réflexions valent ici aussi bien pour la connexion en Bluetooth que filaire. Toutefois, très logiquement, la connexion filaire offre un surplus de qualité sonore, un gain en clarté et en détails qui se perçoit relativement bien sur deux mêmes morceaux écoutés en Bluetooth puis en filaire.

Klipsch The One II : ses avantages et inconvénients

Comme détaillé ci-dessus, la Klipsch The One II est une petite enceinte qui n’a pas à rougir face à la concurrence. Elle offre une restitution sonore dynamique et assez équilibrée dans l’ensemble, le tout dans un design très élégant et avec un minimalisme qui, finalement, est davantage un point fort qu’un point faible. On n’en attendait pas moins de Klipsch, mais ce qui m’a le plus surpris est sans doute la puissance de cette enceinte : avec ses 60 W, elle peut être poussée à un volume assez fort sans trop subir de distorsion.

Il y a cependant deux inconvénients à prendre en compte si l’on veut chipoter. Vu le prix de l’enceinte, qui se situe donc davantage sur le segment haut de gamme, j’aurais bien aimé profiter des codecs Bluetooth HiRes (Apt-X) afin de retrouver une restitution qui se rapproche d’une liaison filaire lorsque je lance mes playlists avec mon smartphone. N’étant pas une enceinte nomade, on peut dire que cela passe au second plan, puisque dans la plupart des cas cette enceinte pourra être utilisée de façon active.

L’autre inconvénient est celui de la gestion du volume, un peu casse-tête notamment via Bluetooth. Le potentiomètre de volume sur l’enceinte est en effet indépendant du volume sur l’appareil qui y est connecté, en Bluetooth via smartphone cela se traduit par un son qui perd en qualité si l’on règle le volume au-delà des 60 % sur l’appareil émetteur, avec un souffle qui peut parfois être audible. Finalement, on ne sait jamais à quelle puissance l’enceinte est réglée lorsqu’on l’allume ou que l’on change de source. C’est donc une question d’habitude plus qu’autre chose, mais j’estime que la gestion du volume aurait pu être un peu plus fonctionnelle vu que la Klipsch The One II se veut très simple d’utilisation.

Pour conclure, j’ai eu affaire ici à une excellente enceinte qui offre un très bon rendu sonore vu son prix qui reste correct. La The One II est en effet une sérieuse prétendante si vous vous souciez un minimum de la restitution sonore, sur ce point elle a clairement un train d’avance sur bon nombre d’enceintes sans fil vendu à un tarif similaire. Il s’agit au final d’une enceinte sans aucun artifice, sans trop d’inconvénients, facile à utiliser, puissante et compacte : une bonne référence pour sonoriser une pièce avec style et allure !

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A propos de l'auteur

Patrice

Guitariste amateur orienté guitare acoustique, je suis aussi le créateur du site de vente en ligne d'instruments de musique La Carte Musique. J'ai aussi composé plusieurs musiques de jeux vidéos à la fin des années 90 et au début des années 2000.

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