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Didier Lockwood : mort d’un violoniste révolutionnaire

S’il y a bien un violoniste qui a permis au violon de sortir de son image d’instrument classique et rigide, c’est bien Didier Lockwood. Cet immense violoniste français nous a quitté le 18 février 2018 à l’âge de 62 ans.

Mais que nous a-t-il laissé comme héritage ?

Né dans une famille de musiciens chevronné, Didier Lockwood suit au départ une route toute tracée dans l’étude du violon en décrochant avec brio plusieurs prix de conservatoire. Mais, à la surprise générale, il préfère se joindre au groupe mythique du jazz-rock français Magma plutôt que de rentrer au prestigieux Conservatoire National Supérieur de Paris.
C’est à partir de là qu’il utilise presque exclusivement un violon amplifié.

L’utilisation de cet instrument classique de façon non conventionnelle lui ouvre les portes et lui permet de collaborer avec les plus grands jazzmen du moment comme Stéphane Grappelli son mentor, Dave Brubeck, Martial Solal, Miles Davis, Herbie Hancock, Uzeb et bien d’autres encore…

Passionné par le jazz-fusion, il ne cesse d’expérimenter dans ses groupes les pédales d’effets que ce soit l’écho, la wah-wah ou encore la reverb qui occupe une place importante dans son jeu.

Tout au long de sa carrière, il n’aura jamais cessé d’innover tant dans la forme, que sur le son. Il a notamment écrit et joué un concerto appelé Les mouettes, joué en solo, avec son groupe DLG (Didier Lockwood Group), en trio, en formation jazz-fusion, créé de nombreux spectacles dont Le jazz et la diva avec son épouse la chanteuse lyrique Caroline Casadesus.

Sa vision large et ouverte de la musique lui fait écrire une méthode d’improvisation puis ouvrir une école de jazz : le CMDL pour Centre des musiques Didier Lockwood.

Son dernier album Open Doors, paru il y a peu en novembre 2017, démontre une fois de plus son talent cette fois-ci dans un jazz entre ballades et groove bluesy.

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